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Bulletin de liaison
du Programme National de TRANSFERT DE TECHNOLOGIE EN AGRICULTURE |
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Les Parcs Naturels du Maroc: L'Oued Massa L'embouchure, depuis longtemps mise en réserve, est une halte migratoire et un lieu d'hivernage pour beaucoup d'oiseaux circulant entre l'Europe et l'Afrique via Gibraltar. Les limicoles en sont les premiers bénéficiaires dont certains, au bord de l'extinction, ne sont plus observés qu'au Maroc. Fin Octobre 94, un courlis à bec grêle est vu à Massa. Depuis quelques années, seulement 2 individus sont régulièrement observés à la Merdja-Zerga au Nord du Maroc. Exemple dramatique d'une espèce qui ne connaîtra sûrement pas le siècle prochain. Spatules
et flamants fréquentent régulièrement les eaux saumâtres
et quelques grues cendrées connaissent ici le point le plus méridional
de leur aire d'hivernage. En amont de la réserve intégrale, là où l'eau reste douce, s'étalent les jardins irrigués de Massa, sur les coteaux de la vallée de l'Oued, de nombreux douars (villages) se sont installés. Dans ces jardins il règne une activité rurale fébrile. Un va et vient d'ânes chargés de luzerne, de maïs ou de fèves, circulent entre les nombreux chemins creux servant de canaux d'irrigation lors de l'inondation des parcelles. A cette occasion, il se produit un véritable festival de plumes ! Dès qu'une parcelle est inondée les Hérons gardes-boeufs, les guifettes en migration, les bergeronnettes de toutes espèces et sous-espèce, des glaréoles et autres limicoles se précipitent pour happer les insectes et larves essayant d'échapper à la noyade. Tout cela à quelques mètres du spectateur étonné de cette subite concentration et du peu de sauvagerie des oiseaux. Parfois,
un Aigle de Bonelli ou un Faucon lanier attaque sans prévenir. Une
population d'Ibis falcinelle (environ 60 individus) fréquente depuis
quelques années les jardins et un heureux événement est
découvert au printemps 94: 3 nids dans une héronnière
de gardes-boeufs. Un nouveau site de nidification pour cette espèce
avec une avancée très marquée vers l'Est par rapport
à ces lieux de nidifications habituels dans les Balkans.
Le mérite de la création de ce parc en 1991, sur 34 000 ha, revient à sa position géographique méridionale, la diversité de ses biotopes, la richesse et l'originalité de sa faune et de sa flore. La végétation du parc, à affinité macaronésienne, tropicale, saharo-sindienne et méditerranéenne, est très typique et son endémisme très prononcé. Elle est composée d'une steppe littorale, d'une steppe à euphorbes, d'une végétation dunaire à base de Traganum, d'arganiers sur les terrains rocheux et d'espèces aquatiques, comme le Typha, Phragmites, Juncus, qui colonisent les rives de l'Oued Massa. Le parc sert actuellement de lieu privilégié pour la reconstitution de troupeaux de base de certaines espèces sahariennes disparues du Maroc, notamment la gazelle dama mhorr, l'oryx, l'addax et l'autruche, en vue de leur réintroduction dans leur biotope d'origine. Le parc abrite 257 espèces d'oiseaux, 46 espèces de mammifères, 40 espèces de reptiles et amphibiens, et 9 espèces de poissons ainsi que de nombreuses espèces de papillons. Il offre refuge à la plus grande colonie au monde de l'Ibis chauve. Les
embouchures de Massa et de Souss, situées dans le parc, constituent
des zones humides d'importance internationale pour les oiseaux migrateurs.
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| © 1998, Bulletin réalisé à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Responsable de l'édition: Prof. Ahmed Bamouh Programme National de Transfert de Technologie en Agriculture (PNTTA) B.P:6446-Instituts, Rabat, Maroc Tél-Fax:(212) 37-77-80-63 |